Malate la nuit, et la nuit est jeune
Le weekend n’est qu’un bébé, nous sommes vendredi 19h00.
Nous quittons Robinsons, il fait encore jour. Nos pas nous dirigent comme par hasard vers Malate, le quartier animé de Manille côté mer. J’aime bien ce quartier avant la tombée du soleil. Avant que les bars sa transforment en pieuvres obstinées à la recherche de clients, nous pouvons encore flâner, regarder dans les yeux souriants d’un vendeur de guitares (maître de l’équilibre, je perds le compte des instruments qu’il porte) ou suivre de loin un couple qui s’engueule. Ainsi nous arrivons sur Plaza Rosario, et nous entrons (premiers clients de la soirée) dans le Pinguin. Nous étions venus juste avant les vacances et vous allez comprendre pourquoi nous avons aimé l’ambiance. Le seul bar pour l’instant où ils n’ont pas de karaoke !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Si ça ne suffisait pas, ils ont des expositions de peintres locaux sur les murs (intéressant, cauchemardesque, évident, message subversif pas trop recherché…) ça fait étudiant mais c’est autre chose que les bars qu’on connaissait jusqu’à présent. Je vous laisse juger par vous-mêmes…
En arrivant, nous nous cherchons un petit coin sympa et le patron nous met au courant de menu musical de la soirée : Kapatkid (hermano) joue ce soir à dix heures… mais nous ne sommes pas encore là. Deux pichets de « Margarita » plus tard, il est neuf heures. Nous avons parlé de plein de choses, et il faut avouer que celle qui écrit est un peu plus partie que Guy, Guy il faut un peu plus que quelques margaritas et la chaleur pour qu’il ait le pas hésitant….
Avant de partir nous discutons avec un vieux gourou (Danyel), plus vieux que le Pinguin, et plus vieux que les rues de Malate. Se souvenir du sujet de conversation serait trop, donc disons que la conversation était animée et très agréable. Malheureusement pour nous, notre état ne nous a pas permis de rester voir le concert, ce qui fera l’excuse parfaite pour y revenir, et cette fois ce sera après avoir dîné !