El viejo que leia haikus a las palomas
Le vieux qui lisait des haikus aux pigeons.... Et oui, en espagnol c'est plus évocateur.
Il est quatre heures de l'après-midi, j'écoute FIP, j'écoute Petru Guelfucci "Corsica", c'est triste, ça fait penser aux voix sorties des grottes, des grouffres, des vagues à la Hokusai et "des pêcheurs de perles" et c'est ça qui est au programme de FIP à la fin de la mélodie du corse... Comme si une force magique avait voulut que j'écrive sur cette image. On ne discute pas avec son destin, ni avec Bizet*.
Au bout d'une dizaine de temples, impécablement ornés, scrupuleusement intretenus, propres à en devenir malade... Trouver quelque chose qui gêne, qui ne devrait pas être là, qui fait tache.... C'EST SI APPRECIABLE!!!!!! Ne me dites pas qu'il n'a pas l'air joyeux, ivre de joie aussi, mais de joie!!!!! On voudrait s'asseoir à ses côtés et profiter de ce rayon de soleil rouge, mais notre tout neuf objectif 70-300 nous condamne à prendre des distances, à rester à l'écart, à voler ce sourire sans demander la permission.
* Explication sur Bizet.
Pour ceux qui s'y connaissent, Bizet a un morceau qui m'est explicablement cher. A neuf ans, on m'a offert un clavier avec des mélodies que tu pouvais apprendre en suivant les signes lumineux au-dessus des touches... je n'ai jamais était si près de jouer un instrument de ma vie! Biensur, le morceau de Bizet était un de mes préférés, sans que je sache même son nom. Il y a un an ou deux, j'ai appris le titre et l'auteur en regardant un film dont le titre j'ai déjà oublié... Ce n'était pas terrible, mais ça m'a rappelé cette mélodie.
